lundi 29 mars 2010

My 100 to do in a lifetime

  1. Visiter Mecca et Medina pour le hajj
  2. Escalader le Kilimajaro
  3. Remonter de l'embouchure du Nil à sa source
  4. Ouvrir mon restaurant
  5. Apprendre le farsi
  6. Apprendre le tamazight
  7. Apprendre le hindi
  8. Assister au lancement d'une fusée à Cap Canaveral (NASA)
  9. Créer une ONG pour les handicapés en Egypte
  10. Séjourner un mois dans le désert dans une oasis
  11. Visiter la muraille de Chine
  12. Traverser la Mongolie en accompagnant une caravane et assister au festival de Naadam
  13. Apprendre à lire les hiéroglyphes
  14. Fonder une association pour la renaissance du tamazight en Tunisie
  15. Retrouver ma famille d'origine en Lybie, leur rendre visite avec mes soeurs
  16. Prier à Masjid al Aqsa, à Jérusalem-Est, capitale de l'Etat Palestinien souverain et indépendant, puis relier Jérusalem à la Mecque en un voyage en bus avec escales dans de nombreuses villes
  17. Donner mon nom à une équation en physique
  18. Publier un roman
  19. Assister au soleil de minuit
  20. Observer une aurore boréale
  21. Explorer la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Lybie sur un même voyage
  22. Porter un beau kimono japonais
  23. Apprendre la calligraphie arabe chez un maître turc
  24. Obtenir mon PhD en physique
  25. Entreprendre des études islamiques
  26. Faire une expo avec mes photos
  27. Transmettre tout ce que je sais à un étudiant
  28. Vivre quelques mois à Berlin, parler allemand
  29. Vivre quelques mois à Téhéran, parler perse
  30. Ecrire un livre de cuisine pour mes filles
  31. Etre une belle-mère sympa pour les futures femmes de mes fils
  32. Inventer une pâtisserie, un gâteau
  33. Faire de la plongée sous-marine
  34. Apprendre le tajweed du Coran
  35. Visiter la Syrie, le Liban, la Jordanie, l'Irak
  36. Passer par chaque pays africain au moins une fois
  37. Construire une Mosquée
  38. Faire un voyage juste mon père et moi, dans un pays qu'on ne connaît ni lui ni moi
  39. Donner à un astre céleste le nom de ma mère
  40. Savoir cuisiner au moins une spécialité de chacun des pays du monde
  41. Faire rire Seham et Rami au moins une fois par jour
  42. Construire une cabane en bois dans la forêt et m'y réfugier le plus souvent possible
  43. Produire, réaliser et filmer un documentaire
  44. Ecrire le scénario d'une bande-dessinée
  45. Enseigner l'astronomie au plus grand nombre d'enfants et adolescents musulmans à l'aide d'une série de livres pédagogiques
  46. Aider de mon mieux le plus de personnes âgées possible
  47. Passer du Cashemire indien au Cashemire pakistanais
  48. Construire un téléscope avec mes enfants et mon petit frère et ouvrir son utilisation aux écoles de la région
  49. Apprendre la photographie noir-blanc
  50. Réussir à faire pousser des goyaves égyptiennes au Maghreb
  51. Acquérir une exploitation d'olives en Egypte et produire ma propre huile d'olive selon des méthodes traditionnelles écologiques et qui fera vivre plusieurs familles de paysans
  52. Résoudre le mystère de la matière noire
  53. Echanger un long baiser sous une pluie battante comme dans les films
  54. Apprendre la couture et faire des robes de soirée élégantes pour mes soeurs
  55. Contribuer à préserver au moins une espèce animale et une espèce végétale
  56. Apprendre la médecine ayurvédique et la médecine chinoise
  57. Visiter la bibliothèque de Chinguetti
  58. Faire ma propre bibliothèque à la maison et en faire profiter au mieux les autres
  59. Ecrire un très beau poème d'amour
  60. Manger dans le meilleur restaurant du monde
  61. Constuire un four en terre cuite dans mon jardin pour faire mon pain
  62. Apprendre à dessiner et à peindre
  63. Apprendre l'espagnol
  64. Assister à un match des All Blacks
  65. Ecrire une grande investigation journalistique
  66. Ecrire un roman en arabe
  67. Goûter aux fruits les plus exotiques
  68. Adopter un animal qui a souffert pour lui offrir un foyer chaleureux et aimant
  69. Devenir mieux organisée et plus efficace
  70. Une fois par jour, prendre des nouvelles de quelqu'un et lui offrir mon soutien s'il en a besoin
  71. Vivre sans électrécité sans internet sans téléphone sans télé etc pendant un mois
  72. Connaître l'Inde comme ma poche
  73. Me poser au moins une fois par jour une question bête et y trouver la réponse
  74. Dormir sur la plage d'une île déserte
  75. Ecrire un témoignage sur la dépression pour aider peut-être des personnes à en sortir
  76. Visiter le Mont-Sinai de nuit
  77. Porter des Christian Louboutin aux pieds à mon mariage
  78. Nager dans la Mer Morte
  79. Apprendre la cuisine sicilienne
  80. Céder à la folie new-yorkaise
  81. Photographier le plus grand nombre possible d'animaux sauvages
  82. Conduire à gauche comme les anglais
  83. Manger le meilleur fondant au chocolat du monde
  84. Faire une balade romantique en gondole à Venise de nuit
  85. Me baigner dans une source d'eau chaude naturelle sauvage
  86. Passer une nuit dans un igloo
  87. Voir des baobabs
  88. Inventer mon propre parfum et lui donner le nom de ma mère
  89. Naviguer le long de l'Amazone
  90. Passer une nuit dans le château de Bran en Transylvanie (château de Dracula)
  91. Construire un foyer si chaleureux que même après avoir parcouru le monde, l'endroit où je préfère me retrouver c'est chez moi
  92. Recueillir les témoignages des plus anciens de ma famille sur leur époque et les rédiger
  93. Faire une grande fête un jour où pour la première fois je réussis à réunir ma famille en Tunisie, et ma famille en Egypte,tous au même endroit
  94. Apprendre l'Intelligence Artificielle chez les meilleurs
  95. Ne jamais laisser un conflit avec une personne qui compte pour moi rester non-résolu, toujours penser à faciliter la réconciliation
  96. Aller me perdre en Patagonie
  97. Continuer à désirer ce que je possède déjà
  98. N'avoir à rougir d'aucune de mes actions
  99. Etre heureuse
  100. Partager les 99 autres points de la liste avec l'homme de ma vie

lundi 29 septembre 2008

Lettre à l'amant imaginaire

Lettre lancée au gré des vagues, la lira-t-on, l'oubliera-t-on? Le but est-il toujours de donner à lire, quand nous prend l'envie d'écrire? Pour moi? Pour eux? Pour lui? Pour?

J'ai mal à la tête, à l'arrière du crâne. Le soleil, en traître, m'a frappée un coup dans le dos. Je me renverse et je me retourne mais jamais je ne me relève.

Epaules détendues, un petit fourmillement sur la nuque, où aucun baiser n'a été déposé depuis une éternité; pourtant c'est mon péché mignon, celui qui me donne des frissons.

Pieds nus sur le lit, du bout des orteils je joue avec le drap. Ils décrivent de petits cercles, des spirales et des lignes droites. Parfois un pied caresse l'autre en un mouvement qui part de la plante au haut de la cheville, traversée voluptueuse.

Légèrement somnolente j'ai de drôles d'illusions. Le plus souvent je sens des chatouillements sur tout le dos... comme des doigts fins qui m'effleurent et qui ne font que m'effleurer. Parfois accompagnés de la sensation d'un souffle chaud, lentement périodique sur la base du cou. Les doigts fins viennent se perdre dans mes cheveux, ne savent plus comment ressortir de cette masse qui les a avalé.

Et lorsque je m'adandonne à vous, je sens vos lèvres caresser le lobe de mon oreille, mon amant imaginaire. Car je n'ai pas l'envie de vous résister. Vous aimez poser ma tête contre votre coeur et me laisser deviner plutôt que percevoir les battements réguliers.

Une fois, à l'orée du sommeil, j'ai senti que vous déposiez un baiser sur ma tempe, un sur mon front, un sur chacune de mes paupières, un sur le bout de mon nez, un autre sur mon menton, puis un sur mes lèvres. Je me suis réveillée pourvous surprendre à mes côtés et vous rendre vos baisers, mais vous étiez déjà parti, mon amant imaginaire.

Etes-vous un songe, mon amant imaginaire? Je pense que oui. Mais alors comment faites-vous? Comment faites-vous pour être plus réel que tous mes songes nocturnes? Pourquoi ceux-ci ne sont-ils que des images alors que vous avez réussi à venir à la vie? N'avez-vous donc point envie de me voir animée dans vos bras? Ou auriez-vous peur de laisser mon regard pénétrer le votre? Pensez-vous que je pourrais vous blesser si c'était moi qui vous touchait?

Peut-être que cela n'a pas de sens de vous écrire une lettre. Pourquoi la liriez-vous, et pourquoi m'y répondriez-vous alors que toutes mes prières n'ont point trouvé de retour de votre part?

Je pose ici ma plume, mon amant imaginaire... peut-être viendrez-vous me rejoindre... peut-être.

vendredi 19 septembre 2008

Je regarde ailleurs



Il m'arrive de regarder le ciel comme si je l'apercevais pour la première fois. Ses couleurs me surprennent alors, et je me demande comment il m'a échappé jusque là que les étoiles y étaient serties en si grand nombre. Aussi loin que je puisse m'en souvenir, l'émerveillement m'a ainsi saisi des milliers de fois. Les mêmes questions fusent, et comme d'habitude, je ne leur trouve aucune réponse. Et ce n'est pas grave, car ce qui importe c'est de se les poser.

Alors que tout le monde se mélangeait au mouvement de la fête, je levai les yeux et je me perdis dans cette contemplation, oubliant tout autour de moi. Parfois les pensées se forment sans se formuler, et c'est ainsi que je me retrouve à naviguer loin de la fermeté des vagues, au gré des immensités éthérées qui nous surplombent.

Ephémèrement immortelle en cet instant où je regarde ailleurs. Où je suis d'ailleurs.

Je ne sais pas jusqu'où je voyage ainsi, à une vitesse plus vertigineuse que celle de la lumière. Je décris une boucle et je retrouve ma place, baisse les yeux et ré-oublie le ciel.

Deconnexion.

Lorsque je retrouve ma place parmi les autres, je perds la mémoire du voyage. Je retourne à la fête, l'agitation des miens. La musique m'emplis le ventre et nous dansons tous. Nos déhanchements nous épuisent et nous maintiennent bien loin de cet ailleurs, dans lequel nous nous perdrions sans ce garde-fou. Car nous nous abîmerions vertigineusement à tomber dans l'infini.

mardi 2 septembre 2008

La deuxième fois

Murmures croisés, échos portés et chants mourants

Au bord de son corps je chancèle,

Dans la chute je le précède, je l'entraîne

Les fruits mûrs ont été dégustés, dévorés, avalés.

Le jus en a dégouliné et il nous couvre.

Je ne sais pas si je peux me relever,

je vacille et ma vue se trouble.

J'ai donné, pris, volé.

Maintenant je me noie dans mon indolence,

Il me regarde avec insolence.

Le souvenir de ce qui s'est passé est déjà irréel,

Nous devons recommencer pour tout retracer,

Reconstitution pour enquête. Mes requêtes, ses quêtes.

Il me saisit avec assurance,

celle de celui qui réinvestit un territoire déjà conquis.

Il me veut, me veut, me veut.

Je le lui offre, il l'honore.

Encore, encore, encore.

Le monde se limite à nous deux, la raison a déserté

Et le temps se trahit, il se répète.

vendredi 22 août 2008

Résignation

La fugacité de mes joies et la palpitation de mes peines forment la texture de mon histoire.

Ma trame se délite et ma substance s'efface, je disparais et je peine à le croire.

Je perdrai ma dernière bataille, celle où j'ai investi la force de ma dernière rage, inutile.

J'ai oublié depuis longtemps comment aimer bien, aimer sans faire mal.

Au moment de partir je laisserai mes valises sur le quai:
Je les ai trop portées,
Je les ai trop chargées,
Je les ai fermées à clé.

jeudi 21 août 2008

Fantôme du passé

Il m'est arrivé de t'aimer. D'en souffrir d'en mourrir d'y survivre. Je ne sais pas comment tu as commencé, mais je hais de t'avoir pardonné. J'ai été vidée de moi et il n'y est resté de beau plus que toi. Toi, et quelques mots, seuls souvenirs de moi.

La dernière fois où je t'ai étreint, j'avais le choix de ne pas te lâcher, de ne pas te laisser glisser entre mes doigts. Je n'ai pas su, et tu es parti. Lourde de regrets, pesante de larmes, j'ai traversé les espaces et les jours encombrée d'une plaie fendant mon buste en deux. J'ai appris à continuer à marcher malgré elle, mais mes pas ne cadencent plus mon coeur et ma respiration ne relance plus mes rires. Seule dans l'enfer de ton absence, mes pleurs ont fini par me rendre aphone, et personne ne sait plus mon mal.

J'ai bu le calice jusqu'à la lie et cela tu l'oublies. J'ai mal à la mémoire et toi, tu vis.

Dans la connaissance de mes erreurs, je n'ai jamais pu me perdre dans d'autres bras, sous d'autres regards, bien que j'aie essayé. Mes expressions se sont teintées de douleur, et j'ai délavé mes contours dans l'ombre de ton fantôme.

Fantôme du passé.